Avantages et risques du ski alpin: tout savoir avant de vous lancer sur les pistes
- mmorneau96
- 15 févr.
- 5 min de lecture

Le ski alpin est un sport incontournable de nos hivers québécois. Pratiqué par près de 15% de la population (ASSQ), il comporte son lot de risques, mais aussi ses avantages.
Le ski alpin : un sport aux multiples avantages
Un sport pour tous les goûts
Bien que parfois dispendieux, le ski alpin n’en demeure pas moins un sport accessible et adaptable, quel que soit votre âge ou votre niveau. En effet, il n’est pas rare de voir sur les pistes toutes les générations, allant d’un enfant de 5 ans à une personne âgée de 70 ans.
De plus, la variété des stations de ski (parc à neige ou station classique) et les différents types de pistes existantes (vert, bleu, rouge, difficile, etc.) font que le ski alpin peut se pratiquer dans le plaisir que l’on soit débutant ou expert. Il est aussi possible d’évoluer dans la discipline et de toujours trouver des défis qui sauront satisfaire les ambitions de tous les types de skieurs, qu’ils soient de grands sportifs ou encore des amoureux de la nature.
Une discipline où sport et nature ne font qu’un
Le ski alpin est l’un des rares sports qui se pratiquent dans des conditions hivernales à l’extérieur. Le contact avec la nature est donc une dimension importante de cette discipline.
Des avantages physiques indéniables
Malgré l’apparente facilité à dévaler les pistes, le ski alpin est un sport qui demande de l’endurance, de la technique et également une bonne condition musculaire. En effet, il est important de se rappeler que le ski se limite rarement à une seule descente. Cette activité demande donc de l’endurance à votre corps.
De plus, l’un des principaux avantages du ski alpin est qu’il permet de développer la proprioception du skieur. Le terme « proprioception » désigne la sensibilité du système nerveux aux informations provenant des muscles, des articulations et des os. Elle permet d’avoir conscience de la position et des mouvements de chaque partie du corps. Elle donne au système nerveux, de façon inconsciente, les informations nécessaires à l’ajustement des contractions musculaires essentielles pour bouger et maintenir sa posture et son équilibre.
Ainsi, ce sport développe chez le skieur des habiletés qui lui permettent de s’adapter au terrain sur lequel il évolue (verglas, bosses, amas de neige, etc.) et d’avoir les bons réflexes afin de réagir rapidement à n’importe quelle situation. Le skieur reçoit alors des informations des jambes, des yeux, des oreilles, voire des mains qui tiennent les bâtons. Il doit donc réagir et adapter sa position à la situation (changement de direction, appui, etc.). Le développement des réflexes et de la réactivité neurologique est donc un avantage de cette discipline.
Les blessures les plus fréquentes en ski alpin
Malgré les fausses croyances, le ski alpin n’est pas l’un des sports les plus dangereux. À titre d’exemple, les sportifs qui pratiquent le hockey sur glace ou encore le soccer sont plus à risque de blessures.

Les blessures traumatiques: attention à la chute
Au ski, les chutes sont responsables d’environ 77 % des blessures. Il est donc évident que les blessures traumatiques sont les plus fréquentes lorsqu’on pratique cette discipline.
Les membres inférieurs et particulièrement les genoux et les tibias sont les plus touchés. Le genou souffrira souvent d’entorse alors que le tibia subira fréquemment des fractures.
Les entorses au genou sont souvent dues à une torsion du genou (ski qui se détache ou pas, jambes qui se croisent, mauvaise manœuvre, etc.). La forme d’entorse la plus grave étant la rupture du ligament croisé antérieur.
Le tibia, quant à lui, est plus sujet aux fractures, car la botte de ski stabilise beaucoup la cheville, mais s’arrête au niveau du tibia. En cas de stress important au bas de la jambe, lors d’une chute, c’est le tibia qui subit la pression puisque la cheville reste stable.
D’autres parties du corps peuvent également être à risque:
Les pouces sont principalement sujets aux entorses dues à une chute avec utilisation des bâtons.
La tête risque une commotion cérébrale lorsqu’elle entre en contact avec le sol ou qu’une chute sur les fesses résonne jusqu’au crâne.
Le dos peut également être touché lors de certaines chutes.




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